Autochromes Lumière

L'émulsion

L'étendage de l'émulsion photographique panchromatique
La dernière couche appliquée est composée d'une émulsion photographique panchromatique panchromatique
Est sensible à toutes les longueurs d'onde du spectre visible, du violet au rouge inclus.
présentant une cristallographie fine. L'épaisseur de la couche de l'émulsion, nous dit Louis Lumière, doit être de 4 microns. La taille des cristaux de bromure d'argent doit être sensiblement inférieure à celle des grains de fécule soit environ 0,6 micron, ce qui est remarquable pour l'époque.
On est tenté de croire que c'est cette étape de la mise au point qui pose le moins de problèmes aux Lumière. Ils ont acquis une grande expérience dans le domaine de la préparation des négatifs sur plaques de verre. La composition de la couche sensible est conçue pour fournir des diapositives bien transparentes. Au début du XXe siècle, la sensibilisation chromatique n'en est qu'à ses débuts. Les trois colorants sensibilisateurs sont l'orthochrome T (sensibilisation dans le vert), l'érythrosine (sensibilisation dans le jaune) et le violet d'éthyle(sensibilisation dans le rouge orangé).
Après chromatisation, l'émulsion présente un excès de sensibilité aux radiations bleues et ultraviolettes. Aussi, pour éviter une dominante bleue sur la photographie, il sera indispensable, lors de la prise de vue, de placer un filtre jaune sur l'objectif de l'appareil.

Le conditionnement
L'émulsion une fois sèche, la plaque est découpée aux différents formats standards, du plus petit 8,5 X 10 cm jusqu'au format 18 x 30 cm. Les plus grandes des plaques ont toujours un des côtés limité à 18 cm. Chaque plaque, côté émulsion, est protégée par un carton dont l'une des faces est recouverte d'un papier noir. Elles sont ensuite enveloppées deux par deux, et enfin conditionnées au nombre de quatre par boîte.