Autochromes Lumière

Louis, l'inventeur

« Mon grand-père était un bricoleur de génie» Maurice Trarieux-Lumière, petit-fils de Louis Lumière.

Parallèlement aux recherches liées à l'autochrome, Louis Lumière met au point le tout premier haut-parleur haut-parleur
Haut-parleur à diaphragme acoustique, Brevet français n° 401.501 du 25 juil. 1908
à diaphragme. Frappant un jour le centre d'un éventail ouvert, il comprend que les plis constituent un excellent moyen de transmission des sons, le papier jouant ainsi le rôle d'un diaphragme.  Louis applique ce principe à la construction d'un violon dans lequel la caisse de l'instrument est remplacée par un diaphragme en papier. « L'objectif était de remplacer « l'Expressor Voice » de la Gramophone Company. Il prit rendez-vous avec le président Clarck, au Savoy de Londres. Il écouta et lui dit : Mister Lumière, it's a revolution! »

Louis réalise divers récepteurs acoustiques récepteurs acoustiques
Systèmes d'appareils de réception et de transmission des ondes sonores, brevet français n° 528.145 du 7 mai 1917 - Brevet français n° 528.154 du 9 juil. 1917
sur des bases nouvelles qui permettent la localisation à quelques degrés près de la direction originelle d'un son. Ces appareils réversibles doublent la portée des signaux sonores. Il complète ses dispositifs de liaison acoustique par des instruments portatifs destinés à l'écoute des bruits de pas sur le sol.

Louis Lumière met au point le réchauffeur catalytique réchauffeur catalytique
Système de chauffage par catalyse, brevet français n° 479.437 du 30 nov. 1914
qui permet la combustion sans flamme de l'essence. Ce procédé empêche l'huile de geler dans les moteurs et les canalisations des commandes d'avions. Ce mode de chauffage sera adopté par l'armée américaine en 1918. Le principe du chauffage par catalyse sera repris et commercialisé sous la marque TermX.

En 1916, Louis Lumière réalise un chef d'œuvre de mécanique de précision, une
prothèse pince main prothèse pince main
Système de pince-main articulée pour amputé, Brevet français n° 481.069 du 19 fév. 1916
destinée aux soldats mutilés. Cette « main de fer » sera fabriquée à cinq mille exemplaires, avec licence gratuite accordée au constructeur.

 « Louis Lumière respirait la joie de vivre. Il inventait toujours quelque chose, parfois une bricole. C'était l'inventeur type. Un jour, à Bandol, dans les années 1945 [Louis Lumière à alors 81 ans], il arriva et me dit : regarde. Il me montra une sorte de tire-bouchon qui se dépliait sur un mètre environ, au bout duquel il y avait deux pinces aimantées qui lui évitaient de se baisser pour ramasser les objets ». Maurice Trarieux-Lumière, petit-fils de Louis Lumière

« Je crois qu'on naît inventeur. Je témoignerai ici, que trois jours avant le décès de mon grand-père, le médecin nous avait conseillé de placer une bouteille d'oxygène à sa portée pour lui faciliter une respiration difficile. Quand il vit l'embout du tuyau de caoutchouc, il trouva la force de nous dire qu'il était mal adapté et de nous décrire ce qu'il aurait dû être. Si on naît inventeur, on meurt aussi inventeur ». Jacques Trarieux-Lumière, petit-fils de Louis Lumière.