Autochromes Lumière

Les finitions

Le vernissage
Après traitement, la plaque autochrome est généralement protégée par un vernis constitué d'une solution à 20 % de gomme dammar dans de la benzine. Les solutions peuvent être préparées d'après les formules données par la société Lumière ou achetées dans le commerce.

Le doublage
La plaque autochrome est ensuite doublée d'une plaque de verre maintenue par des bandes de papier noir. Une pince spéciale, préalablement chauffée avec une lampe à alcool serrent les bandes contre les verres et achève de produire l'adhérence complète.

Les retouches
Les petites imperfections de la prise de vue sont parfois réparées au pinceau. Le photographe emprunte alors à l'aquarelliste sa palette pour retrouver les couleurs naturelles.

Le recadrage
Marie-Louise et passe-partout sont commercialisés par les usines Lumière aux dimensions standards des plaques. Un ovale découpé dans un papier noir  intercalé entre le verre de doublage et l'épreuve crée un effet esthétique et met en valeur un portrait ou un paysage.

La légende
Les légendes sont aujourd'hui des indications précieuses pour dater et identifier les lieux et personnages photographiés. La mention est annotée au crayon blanc sur l'adhésif noir ou en noir sur une étiquette blanche.

La pastille blanche
La pastille ronde indique le sens de visualisation de la plaque. Elle est collée à un coin de la plaque et peut porter un numéro de série. Chez les professionnels qui projettent leurs clichés dans un but pédagogique, le numéro correspond à l'ordre d'enchaînement des vues. Appliquée sur le coin droit inférieur, elle devient un indice de visualisation dans l'obscurité. Quant l'opérateur saisissait la plaque entre le pouce et l'index, ce repère lui indiquait le sens de projection de l'image.

La signature
Certaines plaques autochromes sont authentifiées par une signature apposée sur l'adhésif. Les photographes apportent la touche finale au moyen d'un tampon gravé, d'une étiquette imprimée ou signent à la main.