Autochromes Lumière

La reproduction

Un procédé à « image unique »
Malgré le désir des frères Lumière de mettre au point un procédé permettant la copie, et donc la multiplication, des plaques originales sur papier,  aucun système de tirage réellement performant ne permit d'obtenir des épreuves représentant, avec fidélité et sous une forme stable, les coloris subtils de l'autochrome. A l'instar du daguerréotype, l'autochrome demeura un procédé à « image unique », non reproductible. Seules exceptions remarquables à cette restriction, les possibilités offertes par la gravure et l'impression qui permirent de reproduire ces images dans les périodiques.  Le journal l'Illustration en France et la revue de la National Geographic Society aux Etats-Unis exploitèrent les possibilités offertes par le procédé pour l'illustration des magazines.

La reproduction par contact

La littérature est riche en références mais la duplication des plaques ne donnait que des résultats médiocres. Il était impossible de superposer exactement les grains de fécule de couleurs identiques entre l'original et la plaque de copie. En effet, le principe de base de la plaque autochrome repose sur la distribution aléatoire des grains de fécules colorés. Il existe dans les collections des plaques reproduites par contact au format identique, voire dans le format supérieur. Ces reproductions sont fortement assombries et désaturées.
Les rares opérateurs professionnels (ceux des Archives de la Planète, Léon Gimpel, Jules Gervais-Courtellemont...) réalisaient régulièrement des "doublons". Faux doubles en réalité, car ils réalisaient en fait plusieurs vues du même sujet destinées à des commandes simultanées de clients différents. Seules les plaques à réseaux lignées et détachables (Finlay, Dufay ...) permettront de faire des copies de qualité satisfaisante.