Autochromes Lumière

Index des photographes

CASTELNAU, Pierre-Joseph-Paul
17 mai 1880, Paris - 29 juin 1944, Montredon-Labessonié (Tarn)

Paul Castelnau fait des études de géographie, tout en pratiquant la photographie. Mobilisé en 1914, il intègre le Service géographique de l'Armée, puis sa Section cinématographique et photographique en 1915. Les plaques autochromes qu'il prend des régions dévastées du Nord et de l'Est de la France et de la Belgique sont réparties entre l'Armée et les « Archives de la Planète », sans que l'on connaisse avec précision, comme pour Cuville, les modalités de ce partage. Sa collaboration à l'?uvre de Kahn est de courte durée puisque ses dernières plaques sont réalisées en 1919 et témoignent des reconstructions dans la Marne et l'Aisne. Mais Castelnau reste lié à Jean Brunhes (il produit pour sa collection une carte de géographie de l'Asie occidentale) et à sa fille Mariel.
Il termine sa thèse de géographie interrompue par la guerre et veut gagner sa vie comme cinéaste documentariste désirant mettre en ?uvre « l'application géographique du cinéma ».. Son ambition se réalise pleinement lorsqu'il participe à la première traversée du Sahara comme géographe et cinéaste. Dirigée par Georges Haardt et Louis Audoin-Dubreuil fin 1922-début 1923, elle prépare la fameuse Croisière Noire de 1924-1925. Au printemps 1926, il repart en expédition lointaine et tourne pour la Société de géographie Voyage à la Terre de Feu, un film qui connut un grand succès et sur lequel Lucien Le-Saint a aussi travaillé.
Dates des prises de vues : 1915-1919

Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense- ECPAD
Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
Musée départemental Albert-Kahn


CHEVALIER, Georges
1882, lieu de naissance non identifié - 1967, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

Georges Chevalier est formé à la photographie par son aîné Auguste Léon à Bordeaux. Ce dernier, recruté par Albert Kahn en 1909 pour la création des « Archives de la Planète »  y fait entrer Chevalier fin 1913. Celui-ci prend des plaques autochromes de Paris, de départements ravagés par la guerre mais travaille aussi dans plusieurs pays étrangers. Il tire le portrait de très nombreux invités de la propriété d'Albert Kahn à Boulogne, permettant ainsi une vision unique en couleurs de personnalités de l'entre-deux-guerres. Après la ruine d'Albert Kahn en 1934, Chevalier, qui habite dans l'ancienne propriété du mécène, veille sur les collections de plaques et de films à titre bénévole pendant deux ans. En 1936, il en devient officiellement responsable pour le département de la Seine, nouveau propriétaire.
Il continue d'achever le développement de très nombreuses plaques autochromes qui n'avaient pas été totalement traitées au moment de la prise de vue. Avec sa collaboratrice Marguerite Magné de Lalonde, il continue de photographier (Exposition internationale de 1937, propriétés du département de la Seine...) et organise des projections de plaques autochromes y compris pendant la guerre. Il prend sa retraite fin 1949 et décède à Boulogne, tout près de son laboratoire.

Musée départemental Albert-Kahn


CHEVASSU, Maurice
1877, Lons-le-Saunier (Jura) -1957,  lieu de décès non identifié

Médecin chirurgien et urologue, Maurice Chevassu est président de la Société française d'histoire de la médecine et membre de l'Académie nationale de Médecine (président en 1938). En 1955, il offre au Conservatoire des arts et métiers une quarantaine d'autochromes stéréoscopiques (inv. 20490) qu'il semble avoir réalisé en tant qu'amateur photographe.

Musée des arts et métiers - Cnam


CLEMENT-MAURICE, Clément dit GRATIOULET
22 mars 1853, Aiguillon (Lot-et-Garonne) -15 juillet 1933, Sanary-sur-Mer (Var)

Clément Gratioulet, est employé des usines Lumière dès 1894. En 1897, il devient photographe portraitiste à Paris, sous le pseudonyme de Clément-Maurice. Il dirige l'atelier qu'Antoine Lumière vient de louer 8, boulevard des Italiens. Son voisin n'est autre que Georges Méliès directeur du théâtre Robert-Houdin. Il devient opérateur du cinématographe et directeur du Salon Indien lors de la première séance publique et payante réalisée le 28 décembre 1895, et devient concessionnaire du cinématographe pour Paris et la Seine. Il tourne également quelques scènes. En 1898, le docteur Doyen, initiateur des premières prises de vues médicales, le charge d'installer un studio de cinéma et de photographie pour ces opérations. Clément Maurice présente, lors de l'exposition universelle de 1900, le Photo-Cinéma-Théâtre, système associant l'image et le son et mettant en scène les principales vedettes de la scène et du café-concert parisien. A partir de 1906, il fonde un atelier de tirage et la société Radio, reprise par l'Eclipse, en 1908.

Bibliothèque nationale de France- BnF


CUVILLE, Fernand
1887, lieu de naissance non identifié - 1927, lieu de décès non identifié

Bien qu'ayant étudié et pratiqué la musique comme Castelnau, Fernand Cuville intègre à ces côtés, la Section cinématographique et photographique de l'Armée lors de la Première Guerre mondiale. Sans doute formé à la photographie par les professionnels travaillant pour Albert Kahn, il réalise des autochromes sur le front occidental. Il rapporte des vues des Balkans et des monastères du Mont Athos. Les plaques sont partagées entre l'Armée et les « Archives de la Planète ». Démobilisé fin juillet 1919, il continue de travailler pour Albert Kahn, partant seul ou accompagnant Chevalier, originaire comme lui de Gironde. Il opère à Versailles, à Paris, en Angleterre, suit les reconstructions de la Marne, de l'Aisne, de la Meuse, du Haut-Rhin puis, se cantonne au Sud -Ouest de la France. Ses dernières plaques pour les « Archives de la Planète » datent d'août 1921 mais il reste lié à Jean Brunhes.

Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense- ECPAD
Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
Musée départemental Albert-Kahn