Autochromes Lumière

Index des photographes

SAMAMA-CHIKLI, Albert
1882, lieu de naissance non identifié - date et lieu de décès non identifiés

Pionnier du cinéma tunisien, Albert Samama-Chikli est à l'origine d'une des premières projections cinématographiques en Tunisie en 1897. Ami des frères Lumière, il est aussi leur correspondant à Tunis.
Pendant la Grande Guerre, sous l'uniforme, il est à la fois photographe et caméraman à la Section Photographique et Cinématographique de l'Armée. Il est le seul dans ce cas. Sur le terrain, il alterne l'utilisation de la caméra et de l'appareil photo. Il réalise 2 700 clichés en noir et blanc ainsi que quelques centaines d'autochromes, notamment en Afrique du Nord, dans des camps de prisonniers allemands. Il reçoit une citation, suite à la demande formulée par le capitaine Le Bris, commandant du fort de Douaumont, pour ses reportages réalisés à Verdun.
De retour à la vie civile, il tourne ses premiers films « Zohra » en 1922 et « La fille de Carthage » en 1924.
Photographe, journaliste, documentariste, il devient une personnalité tunisienne incontournable dans les années d'après guerre.

Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense - ECPAD
Médiathèque de l'architecture et du patrimoine


SAUVAGEOT, Camille
1889, lieu de naissance non identifié - 1931, lieu de décès non identifié

Camille Sauvageot est issu, comme d'autres opérateurs des « Archives de la Planète », de la Section cinématographique et photographique de l'Armée créée pendant la Première Guerre mondiale. Il rentre au service d'Albert Kahn en 1919 essentiellement pour cinématographier. Il ne rapporte des plaques autochromes que de Palestine, prises en avril 1925, et des Vosges, en juin 1927. Mais il est le seul à tester en 1928-1929 le procédé cinématographique de restitution des couleurs dit « Keller-Dorian », du nom de l'un de ses inventeurs, qui associe une pellicule comportant un réseau lenticulaire à un objectif trichrome à la prise de vues et à la projection. Quarante-cinq minutes de film couleur, aujourd'hui restaurées, concrétisent le rêve d'Albert Kahn d'associer couleur et mouvement pour restituer la réalité du monde. Après la fin des « Archives de la Planète » et la Seconde Guerre mondiale, il participe encore, pour la société Thomson,  aux recherches sur la cinématographie couleur et est l'opérateur en 1947 de la version couleur du film de Jacques Tati Jour de fête avec le système de pellicule gaufrée Thomson Color.

Musée départemental Albert-Khan