Autochromes Lumière

La production en série de l'Étiquette Bleue

Il semble que les moments de rendement maximum de l'usine doivent être situés entre 1887 et 1899. D'après Édouard Aynard, la Société Lumière, employant 500 ouvriers et ouvrières fabriquait 1500 douzaines de plaques Étiquettes bleue en 1889.
En 1896, Léon Vidal, rédacteur du Moniteur de la photographie parle de 400 ouvriers, d'une production de 3000 plaques photographiques/jour et de 3 km de papier sensible, exigeant un approvisionnement mensuel de 20 wagons en caisses de vitres.
Le Matin
du 7 août 1899 reprend à peu près les mêmes chiffres. Georges Brégand y signale la construction d'un quatrième bâtiment « avec toutes les améliorations possibles. Les plafonds, construits en ciment armé, d'un système tout nouveau, permettent l'isolement le plus complet et la surcharge la plus forte ».

En 1906, le Crédit Lyonnais donne la variation du chiffre d'affaires des usines Lumière :

1886 - 294 000 F

1894 - 1 859 000 F

1887 - 428 000 F

1895 - 3 312 000 F

1888 - 548 000 F

1896 - 4 146 000 F

1889 - 714 000 F

1897 - 5 780 000 F

1890 - 1 026 000 F

 

1891 - 1 253 000 F

Un autre tableau présente la répartition des ventes de la Société (en 1000 F) de 1898 à 1906.

La concurrence effrénée à laquelle se livre depuis le début du XXe siècle les compagnies à l'échelon mondial, le manque de place de l'usine de Monplaisir sont mis en avant par l'auteur du mémoire. Les usines ne peuvent pas fournir d'après lui plus de 70 000 plaques de verre chaque jour et 14 km de papiers photographique. Seule la pellicule photographique présenterait donc un avenir. Quant aux études sur les autochromes, il réaffirme son opinion très défavorable pour ce « procédé additif. » ... Et pourtant.